Les Alpes en peintures
Mercredi 28 novembre 2007
En 2005, le peintre Patrick Jager a publié aux éditions Glénat Carnet d’un peintre dans la Grande Traversée des Alpes, résultat d’un voyage de soixante-dix jours entre Nice et le lac Léman. Non sans légitimité, la Grande Traversée des Alpes (l’association, cette fois), conjointement avec la Maison de la montagne à Grenoble, a mis sur pied l’exposition Une traversée peinte et aimée, les Alpes de Jager. Plus de soixante-dix œuvres de l’artiste ornent ainsi la Plateforme (l’ancien musée de Peinture).
Du 26 novembre au 16 décembre 2007. France, Isère, Grenoble.
Tél. GTA : + 33 (0) 476 42 08 31.
La couverture du livre Carnet d’un peintre dans la Grande Traversée des Alpes.
Le musée Jenisch de Vevey, inauguré en 1897, a pu être construit grâce à un don de l’épouse d’un homme politique allemand venu vivre en Suisse, Fanny Henriette Jenisch (1801-1881). Le jeune artiste Denis Savary (né en 1981, tout juste un siècle après la mort de Fanny Jenisch) a décidé de rendre hommage à la donatrice avec une exposition qui repose sur une mise en scène moderne de l’établissement : ainsi, les collections dans les salles sont recomposées et mises en valeur au gré de l’humeur de Savary, alors que la façade est fleurie…
Dans le cadre de sa campagne en faveur des journalistes emprisonnés dans le monde, l’association Reporters sans frontières publie 100 photos de Sabine Weiss pour la liberté de la presse, qui rassemble des portraits de personnalités contemporaines et des images de mode. En vente à partir du 10 décembre 2007 à l’occasion de la Journée des droits de l’homme. 144 pages, 9,90 €.
Toujours solidement installé sur le plateau du Vercors, le festival international du film de montagne d’Autrans (que nous avons annoncé dans
Ce livre rassemble les photographies de cent cinquante lacs répartis dans les différents massifs des Alpes françaises. Chaque plan d’eau s’accompagne d’un court texte de présentation et d’informations pratiques (accès, dénivelé, horaire…).
Chercheur au CNRS (Centre national de la recherche scientifique), l’auteur a signé plusieurs ouvrages sur les bergers et leurs animaux. Ici, elle évoque d’abord l’histoire et les rites des transhumances, s’arrête longuement sur celle des moutons, avant de conclure sur des formes plus rares, comme les transhumances des chevaux et des abeilles. Son propos repose sur des textes bien documentés, mais l’ensemble souffre d’une présentation quelconque et monotone.
Vieux de quelque trois cents millions d’années, les terrains houillers sont très présents dans le Briançonnais, une région particulièrement favorable à l’étude des mouvements alpins. L’ouvrage s’arrête sur les principaux aspects de la géologie locale, dont la formation des roches et des minerais, les fossiles, les mines de charbon et la tectonique.
En 1992, un berger des Hautes-Alpes s’aperçoit que son troupeau comprend une vache inconnue. Un peu fofolle, l’étrange bête a des penchants pour la danse mais également pour le suicide, car elle meurt en se précipitant du haut d’une montagne. Il s’avère finalement que l’animal a traversé toutes les Alpes pour fuir la guerre en Bosnie. Le berger finit par comprendre et décide alors de se recycler. Dans le cadre d’une mission humanitaire, il emprunte en camion le parcours inverse, durant lequel il va même trouver l’âme sœur… Mais l’idée originale perd de sa force à cause d’un texte naïf et très « fleur bleue » qui laisse trop facilement entrevoir une fin heureuse (pour le berger, du moins).
À partir du milieu du XVIIIe siècle, l’ouverture des Alpes occidentales marque le début d’une fréquentation sous plusieurs formes, le tourisme faisant son apparition. Outre les scientifiques et les précurseurs de l’alpinisme, ces hautes régions encore méconnues mais spectaculaires et évocatrices attirent également bon nombre d’illustrateurs, d’abord des peintres, puis principalement des graveurs. Sous-titré Deux siècles de gravures anciennes du mont Blanc au Cervin, le livre évoque les différents aspects de cette transcription picturale qui connaît un apogée dans les années 1860, quand la photographie vient progressivement la supplanter. Grâce à leurs collections personnelles, les deux auteurs proposent en treize chapitres un itinéraire illustré avec le massif du Mont-Blanc pour centre, entre France, Italie et Suisse, de Chamonix jusqu’à Zermatt. Cent cinquante œuvres, dont certaines sont inédites, toutes réalisées par les plus grands artistes de la période de référence, favorisent la compréhension du double phénomène d’exploration et de représentation des montagnes dans l’arc alpin.
Le Pays roussillonnais (Isère) est réputé pour la présence de nombreux vestiges gallo-romains. Au sud de Vienne, l’ancienne capitale des Allobroges (d’où sa richesse en monuments antiques, voir le numéro 17 de L’Alpe), la commune de Clonas-sur-Varèze ouvre au public la villa de Licinius, qui recèle le plus grand tapis de mosaïque restauré de France, celui du dieu Océan (près de soixante-dix mètres carrés). L’équipement muséographique comprend également d’autres pièces comme des fragments de peintures murales, de pavements, de céramique et de vaisselle, constituant autant de témoignages de la vie aux IIe et IIIe siècles dans la région. Le propriétaire, Licinius, était membre d’une famille (Licinii) qui se consacrait au commerce fluvial.
Combinant projections et soirées en présence des acteurs et des réalisateurs, les neuvièmes Rencontres du cinéma de montagne investissent deux salles grenobloises de grande capacité, Alpes Congrès (mille places) et le Summum (plus de trois mille places). Parmi les thèmes des films, le sport reste à l’honneur (ski, vol libre, aventure, alpinisme, escalade), mais les populations montagnardes ne sont pas oubliées par la pellicule.